L’Alpage avant et aujourd’hui,

(Chez Sandra et Pierre)

Aujourd’hui, l’Alpage, c’est l’image de carte postale avec un air de vacances. La ferme d’altitude y est fleurie. Le randonneur peut y faire une pause, acheter du fromage ou discuter avec l’agriculteur. On peut même y accéder en voiture. Et bien sûr, on a la Wifi…

Mais de tous temps, la raison d’être de l’Alpage reste de pouvoir nourrir les bêtes.

L’été, les vaches y pâturent pendant que les hommes récoltent le foin à la ferme du bas. Ce sera leur nourriture pour l’hiver. Il y a encore deux ou trois générations, on prenait  tellement soin de cette herbes que les vaches sortaient uniquement pour la montée en Alpage (afin de la préserver).

Aujourd’hui, « bien-être oblige », les vaches peuvent quitter l’étable au printemps et profiter de l’herbe du bas de quinze jours à un mois et demi avant le ♥ REMUAGE (ancien terme pour l’emmontagnage). ♥

En effet, les agriculteurs étaient beaucoup plus nombreux, et les alpages plus petits. Alors, cette nourriture était précieuse. Parfois même, on mettait en jachère certaines parcelles et on les labourait afin de mieux renouveler le sol. Il fallait que les vaches puissent paître tout l’été.

Il faut dire, que vers 1900, en fin d’hiver, elles avaient dû manger des branches de sapin, faute de mieux. Car, lorsqu’on manquait de foin, on ne pouvait pas en acheter, comme cela peut arriver aujourd’hui.

Pierre nous apprend aussi qu’avant on le salait même. Pour le goût, mais aussi pour mieux le conserver.

Le moindre recoin d’herbe était exploité. Tout en haut de l’alpage, là où les vaches n’allaient pas non plus, on prenait parfois des risques pour cette nourriture. Il n’y a pas si longtemps, on voyait encore des câbles fixés à la montagne. Ils servaient à redescendre les ballots (gros sacs remplis de foin).

Quant au 8 septembre, à l’ouverture du « foin communal » (fanage autorisé sur terrain communal), certains couchaient même dehors la veille pour être les premiers sur place et être sûr d’en avoir de ce regain.

Il faut dire aussi que le premier foin, plus dur, c’est pour nourrir. La deuxième coupe, ce fameux « regain », plus riche, donnera un meilleur lait.

Et aujourd’hui encore, lorsque les étés ont été secs, qu’il n’y a pas beaucoup de regain et qu’on a commencé à donner du foin pendant l’été, on s’inquiète pour ses vaches.

♥ Mais pas de soucis. Quoi qu’il arrive, la relève est assurée. Car Flavien, même s’il joue encore à Farming Simulator, suit des études pour pouvoir reprendre l’exploitation… ♥

 
 
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